En ville ·

Le marché sous les verrières

Deux poires, un sac de noix et une conversation beaucoup plus longue que prévu.

Étal de poires, de prunes et de noix sous les lampes d’un marché couvert aux charpentes de fer.
Le marché à la tombée du jour. Les verrières gardent la pluie ; le vent trouve toujours un passage.

Je voulais traverser le marché avant la fermeture pour acheter deux poires. Le marchand a vu mon manteau de travail et m’a demandé si je pouvais écouter le sifflement de sa petite conduite de chauffage. Dix minutes plus tard, nous étions trois à débattre d’un joint, et mes poires attendaient toujours sur la balance.

Les lampes venaient de s’allumer sous les verrières. Les livreurs repliaient leurs bâches, les dernières barques déchargeaient près de la halle et quelqu’un faisait griller des noix dans un tambour tournant. L’odeur réussissait même à couvrir celle du charbon humide.

Je suis reparti avec les poires, des noix et une recommandation très ferme sur la manière de les conserver. Le joint, lui, attendra le passage de la bonne équipe. Mon manteau n’est pas un certificat de compétence universelle.

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